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Digital PR : définition, méthode et étapes pour obtenir des backlinks depuis les médias

RP digitales & outreach Publié le 2026-01-28 Par Léa Moreau 9 min de lecture

Table des matières

Le Digital PR (relations publiques digitales) consiste à obtenir des mentions éditoriales dans des médias en ligne en apportant une information réellement utile, afin de gagner des backlinks éditoriaux vers vos pages. Ces liens proviennent d’articles signés qui citent vos données, vos experts ou vos ressources comme sources. L’objectif n’est pas de “placer” un lien, mais de mériter une citation qui rend le contenu du média plus fiable et plus complet.

  • Choisir un angle qui intéresse une rédaction, pas seulement votre marque.
  • Créer un actif “citable” : données, étude, analyse, outil, expertise.
  • Pitcher peu de personnes, mais de façon très ciblée.
  • Mesurer la valeur : qualité du média, contexte du lien, trafic de référence.

Qu’est-ce que le Digital PR, exactement ?

Le Digital PR relie le travail de relations presse (RP) à la performance en ligne. Vous cherchez à déclencher une couverture médiatique qui inclut un lien vers votre site, parce que vous êtes une source pertinente pour l’article. Cela diffère du contenu sponsorisé, car la logique est éditoriale : le média vous cite parce que votre contribution améliore le papier.

Dans une stratégie SEO (Search Engine Optimization – optimisation pour les moteurs de recherche), ces mentions aident surtout par leur qualité contextuelle. Un lien depuis un média n’a d’intérêt que s’il se trouve dans un passage où votre ressource explique, prouve ou illustre un point. Pour garder une approche saine, il est utile d’avoir une base d’outils et de méthodes de suivi, par exemple avec 50 outils SEO gratuits.

Le Digital PR fonctionne particulièrement bien quand vous pouvez fournir au journaliste l’une de ces trois choses. Des données nouvelles ou difficiles à obtenir. Un avis d’expert clair et vérifiable. Une ressource pratique qui simplifie son travail.

  • Découverte : votre marque devient visible auprès de nouvelles audiences.
  • Crédibilité : la citation renforce votre position de référence.
  • Liens : le backlink arrive comme conséquence d’une vraie utilité.

 

 

Pourquoi les médias donnent-ils des backlinks ?

Un journaliste ajoute un lien quand cela aide le lecteur à vérifier une information ou à aller plus loin. Le lien est un “service” de lecture, pas une récompense. Vous augmentez vos chances si vous fournissez une preuve consultable : méthodologie, dataset, étude, page explicative, ou documentation.

Les médias ont aussi des contraintes. Ils veulent éviter les sources trop commerciales, les pages qui changent sans prévenir, ou les ressources qui disparaissent. Votre page cible doit être stable, rapide, et compréhensible en moins de quelques secondes.

Enfin, beaucoup de rédactions pensent en termes d’E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness – expérience, expertise, autorité, fiabilité). Même si ce n’est pas une “note” officielle, la logique est simple : une source citée doit inspirer confiance. Une page “À propos”, une bio d’expert, et des références claires rendent l’ensemble plus crédible.

Quels contenus sont les plus “citables” pour obtenir des liens ?

La majorité des campagnes Digital PR échouent parce qu’elles n’offrent rien de réellement réutilisable. Un bon actif est facile à citer, facile à résumer, et apporte une valeur immédiate au média. Il doit aussi avoir un titre clair, une méthodologie lisible, et une date de mise à jour visible si le sujet évolue.

Voici des formats qui attirent naturellement les liens. Une mini-étude avec un angle précis et une méthodologie courte. Un classement basé sur des données internes, avec des limites explicitement indiquées. Une analyse “avant / après” sur une tendance, avec chiffres et contexte.

  • Étude propriétaire : échantillon, méthode, résultats, limites.
  • Baromètre mensuel : mêmes indicateurs, évolution dans le temps.
  • Expertise : réponse courte + preuves + citation attribuable.
  • Outil simple : calculateur, checklist interactive, template.
  • Dataset public : fichier téléchargeable + explication d’usage.

 

 

Comment identifier les bons journalistes et médias sans spam ?

Le ciblage fait la différence entre un pitch respectueux et du bruit. Commencez par définir votre “beat” : le thème exact, le pays, la langue, et le type de média. Puis cherchez des articles récents sur ce sujet et notez les auteurs qui traitent régulièrement la même problématique.

Une règle simple réduit fortement le risque de spam. Si vous ne pouvez pas citer un article précis du journaliste et expliquer pourquoi votre ressource améliore ce sujet, vous n’êtes pas prêt à le contacter. Cela vous force à réduire le volume et à augmenter la qualité du matching.

  1. Définissez votre sujet en une phrase testable.
  2. Listez 20 articles récents qui couvrent ce sujet.
  3. Repérez les auteurs récurrents et leurs rubriques.
  4. Vérifiez les pages “contact” et les consignes de pitch.
  5. Classez vos cibles par pertinence, pas par notoriété.
  6. Préparez une ressource par angle, pas une ressource “générique”.
  7. Choisissez une page cible unique par pitch.
  8. Écrivez un email court, personnalisé, et vérifiable.
  9. Relancez une fois, avec une information supplémentaire utile.
  10. Documentez vos réponses, liens obtenus, et retours éditoriaux.

Comment écrire un pitch qui obtient une réponse ?

Un bon pitch ressemble plus à une note de rédaction qu’à une annonce. Il commence par l’angle, puis explique pourquoi c’est pertinent maintenant, puis donne la preuve. Votre objectif est de rendre le “oui” facile : copier-coller une citation, un chiffre, ou une méthode claire.

Le sujet (objet d’email) doit être sobre. Préférez “Données : X sur Y (méthode incluse)” plutôt que des formulations marketing. Dans le corps, visez 120 à 180 mots, et une seule action demandée.

Checklist avant d’envoyer

  • Votre angle est-il utile pour l’audience du média, pas seulement pour vous ?
  • Votre source est-elle vérifiable en moins de 30 secondes ?
  • Votre statistique principale est-elle accompagnée d’un contexte ?
  • Votre citation d’expert est-elle attribuable (nom, rôle, entreprise) ?
  • Votre page cible apporte-t-elle une preuve accessible et stable ?

Gardez aussi une version “plan B”. Si le journaliste ne veut pas de lien, proposez une citation ou un chiffre réutilisable sans condition. Un bon Digital PR accepte que le lien soit un bonus, pas un dû.

Que faire après l’envoi : relances et relation long terme ?

La relance doit ajouter de la valeur, pas répéter le message. Attendez généralement quelques jours ouvrés et envoyez une seule relance. Ajoutez un élément nouveau : une précision, un chiffre supplémentaire, ou une réponse à une question probable.

Pensez “relation”, pas “campagne”. Si un journaliste refuse, remerciez et notez la raison, car c’est un retour éditorial. Dans le temps, vous construisez un canal de confiance : vous devenez une source fiable, pas un expéditeur de demandes.

  • Si le journaliste demande une preuve, alors envoyez la méthodologie en une page.
  • Si le média veut un angle local, alors adaptez vos données par pays ou par ville.
  • Si la rédaction refuse le lien, alors proposez une citation attribuable et une ressource annexe.

Quand combiner Digital PR avec d’autres méthodes de backlinks ?

Le Digital PR produit souvent des liens “pics” : vous obtenez plusieurs mentions quand votre histoire est reprise. Pour la régularité, certaines équipes combinent PR, partenariats éditoriaux, et publications invitées. L’important est de garder un rythme naturel et des pages cibles solides, avec une cohérence thématique.

Si vous envisagez des placements via des articles invités, la sélection des sites et des règles de publication devient critique. Une lecture utile sur ce point est choisir un guest post marketplace. L’idée n’est pas de remplacer le Digital PR, mais de compléter votre acquisition de liens avec des formats plus planifiables.

Dans tous les cas, évitez de mélanger des objectifs incompatibles dans un même email. Un pitch RP doit rester éditorial. Une discussion de placement doit rester claire sur son cadre, surtout si la collaboration implique une contrepartie.

Quels sont les pièges les plus fréquents en Digital PR ?

Le Digital PR échoue rarement par manque d’outils. Il échoue parce que la proposition n’est pas assez éditoriale, ou parce que l’exécution crée des signaux artificiels. Voici des erreurs qui coûtent cher en temps et en crédibilité.

  • Envoyer le même pitch à 200 contacts sans personnalisation.
  • Cibler des médias hors sujet “pour le prestige” et perdre en pertinence.
  • Proposer une statistique sans méthode, donc impossible à valider.
  • Pointer vers une page trop commerciale qui ne sert pas de source.
  • Multiplier les liens dans la même ressource et diluer l’utilité.
  • Confondre publication et résultat : un lien doit aussi être bien contextualisé.
  • Oublier le suivi : pas de table de tracking, donc pas d’apprentissage.
  • Relancer trop vite, trop souvent, et abîmer la relation.

Si vous touchez à des collaborations rémunérées ou à des placements sponsorisés, gardez une ligne claire entre éditorial et publicité. Les règles de base sur les schémas de liens et la façon dont Google traite les liens artificiels sont résumées dans les politiques anti-spam de Google Search. L’objectif est de rester du côté utile et transparent : une contribution éditoriale citée comme source n’a pas la même logique qu’un lien acheté.

Par quoi commencer dès maintenant ?

Choisissez un seul angle et construisez un actif simple mais solide. Préparez une liste de 10 journalistes vraiment pertinents et écrivez un pitch court, vérifiable, et respectueux. Ensuite, mesurez ce qui a été repris, ce qui a été ignoré, et améliorez votre prochaine itération avec un apprentissage concret.

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À propos de l’auteur

Léa Moreau

Journaliste PressBay couvrant SEO, newsletters et fidélisation des lecteurs.

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